L’école et la vie religieuse : de nouvelles sociabilités
L’école du peuple
La loi Guizot (1833) puis la loi Ferry (1881) imposent l’ouverture d’écoles publiques, laïques et gratuites. La commune construit progressivement son école de garçons (vers 1840), puis l’école de filles (années 1860). Selon le rapport de l’inspecteur d’Académie d’Agen en 1877, le taux de scolarisation dans la bastide atteint alors près de 73 % chez les 6-13 ans – un chiffre notable pour une bourgade rurale.
Les écoles deviennent des lieux de socialisation, d’alphabétisation (signature des actes, lecture des journaux, etc.). Un changement profond, renforcé par les débats sur la laïcité qui s’intensifient durant la Troisième République.
Les Sociétés et les rituels religieux
Jusqu’à la loi de séparation de 1905, la paroisse structure la vie communautaire : processions, fêtes patronales, œuvres de charité rythment l’année. Le XIXe siècle voit aussi la naissance d’associations laïques : sociétés de secours mutuels (dès 1868), groupes folkloriques, chorales et sociétés de tir.
La fréquentation des offices reste élevée – près de 1 600 paroissiens dénombrés le dimanche de la Saint-Barthélemy en 1875 – mais la population locale commence à se diviser sur la place de l’église dans la société.