La Révolution, entre modernité et mémoire : héritages visibles à Tournon
1. Architecture et espace public transformés
Les biens nationaux vendus durant la Révolution, notamment d’anciennes maisons religieuses (comme l’ancienne commanderie de Templiers, devenue propriété privée), modifient l’aspect du centre historique.
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La maison dite “de la République” (près de la place centrale) conserve une inscription révolutionnaire du début du XIX siècle.
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Des rumeurs locales font état d’une pierre de “l’égalité” aujourd’hui disparue, qui aurait été scellée symboliquement lors d’une fête civique.
La place centrale, si typique des bastides, sert alors de lieu aux fêtes civiques et à la proclamation des lois républicaines.
2. Mémoire des hommes et des femmes de la Révolution
Plusieurs figures tournonaises ont laissé leur trace parmi les élus révolutionnaires. Pierre Dulac (premier maire), Antoine Grel, cordonnier et "officier municipal", ou encore la veuve Barrière, célèbre pour avoir fait acte de charité et distribué du pain pendant la pénurie de 1795, sont mentionnés dans les registres communaux.
Si Tournon n’a pas livré de nom illustre au panthéon national, elle illustre la participation, humble mais déterminée, des petites cités rurales à la grande aventure révolutionnaire.
3. Un nouvel ordre local et la naissance du département
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La Révolution crée le département du Lot-et-Garonne en 1790. Tournon-d’Agenais devient le chef-lieu du canton éponyme, administrant 11 communes rurales. Ce statut sera maintenu jusqu’en 2015.
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Le découpage communal actuel, l’identité départementale et la plupart des registres civils datent de cette époque charnière.